9 films et séries qui ont fait des réseaux sociaux leur sujet principal

Développés dans les années 2000, les réseaux sociaux sont devenus des outils incontournables de nos vies quotidiennes. Les Français passent en moyenne 2 h par jour sur les réseaux sociaux et les plus jeunes peuvent y consacrer jusqu’à 5 h dans leur journée. Partages de statuts et de contenus en tous genres, ajout de contacts, achats, recherches d’emplois : les possibilités que proposent les plateformes de social media sont infinies.

En affichant leur identité en ligne, les internautes mènent aujourd’hui une vie sociale virtuelle à travers leurs écrans. Les dérives qui découlent d’une vie déployée en dehors de la réalité sont des sujets de plus en plus traités au cinéma et dans les séries TV. Zoom sur ces 9 scénarios qui mettent en avant l’avènement des réseaux sociaux.

The Social Network par David Fincher (2010)

Si Facebook, Instagram et TikTok sont aujourd’hui des empires du Web qui monnaient et capitalisent chaque jour les données de milliards de personnes connectées, lors de sa création en 2004, Facebook était un ovni d’internet surprenant. Avant de devenir l’un des premiers réseaux sociaux utilisés au monde, Facebook a commencé par être adopté sur les bancs… D’une fac américaine. Sorti en 2010, The Social Network revient sur la naissance de Facebook par son inventeur, Mark Zuckerberg. Jeune étudiant d’Harvard, Zuckerberg lance un réseau social sur le campus universitaire qui prend peu à peu de l’ampleur parmi les étudiants de la prestigieuse université. Mark s’oppose alors à des lois administratives qui protègent les données personnelles des centaines d’étudiants inscrits sur la plateforme.

20 ans plus tard, la problématique de la protection de la vie privée reste intacte !

Disconnect par Henry Alex Rubin (2012)

Chronique moderne, le film Disconnect montre la manière dont les réseaux sociaux et le Web jouent un rôle central dans nos vies en révélant les vulnérabilités humaines face aux technologies.

Le film illustre comment la cyberintimidation peut dévaster la vie d’un adolescent, le poussant à des actes désespérés. Un autre récit met en lumière l'isolement d'un couple qui trouve du réconfort dans des relations en ligne plutôt qu'avec leurs proches. Enfin, un père tente de se connecter avec son fils après que ce dernier est victime de harcèlement en ligne. Henry Alex Rubin met en scène des histoires entrelacées qui détaillent les aspects sombres des interactions virtuelles.

Ce film sorti il y a plus de 10 ans mettait déjà en évidence l'impact profond des réseaux sociaux sur la vie privée et les relations interpersonnelles. Très bien reçu par les critiques, le long-métrage est nommé dans plusieurs catégories de prix internationaux.

Unfriended par Levan Gabriadze (2014)

L’un des rares films sur le cyberharcèlement classés dans la catégorie “horreur”, Unfriended aborde les conséquences de la diffusion de vidéos humiliantes sur les réseaux sociaux. À travers un scénario plutôt simple, le film révèle tout de même l’aspect tragique que les plateformes de social media peuvent entraîner sur les internautes.

Côté synopsis, le film évoque une vidéo anonyme de Laura Barns, montrée ivre et humiliée. La vidéo déclenche alors une vague de harcèlement intense qui conduit au suicide de Laura. Un an après, ses amis sont confrontés à leur culpabilité et à une vengeance surnaturelle à travers un appel vidéo sur Skype.

Le film souligne l’importance que peuvent présenter de simples actions en ligne, l'absence de vie privée sur Internet et les effets dévastateurs du harcèlement numérique, tout en offrant une critique acerbe de la culture des réseaux sociaux où les actes malveillants peuvent avoir des conséquences mortelles.

Nerve par Henry Joost (2016)

Le film Nerve explore les dangers des défis en ligne et de la pression des pairs exacerbée par les réseaux sociaux.

Dans le film, des participants sont attirés par des récompenses financières et la reconnaissance en ligne, mais se retrouvent rapidement piégés dans une spirale de défis de plus en plus dangereux. Le scénario met en lumière l'attrait de la validation sociale et la manière dont l'anonymat en ligne peut encourager des comportements risqués et irresponsables.

En présentant un jeu où les limites morales sont constamment repoussées, Nerve offre une réflexion critique sur l'impact que les réseaux sociaux peuvent avoir sur le comportement des individus.

Cela pose une question pertinente sur notre facilité à adopter un comportement docile face aux entreprises en ligne. Jusqu’où peut-on aller pour correspondre aux normes virtuelles véhiculées sur les réseaux sociaux ?

Eighth Grade par Bo Burnham (2018)

Les films qui évoquent les réseaux sociaux se focalisent souvent sur la jeunesse adolescente qui est et a toujours été la première cible des réseaux sociaux.

Dans le film Eighth Grade, Kayla Day, une adolescente de 13 ans, tente de naviguer entre les défis de l'adolescence tout en gérant son image en ligne. Bien qu'elle publie des vidéos YouTube sur l'estime de soi, elle lutte pour trouver sa propre identité et pour se faire des amis dans la vie réelle. Le film montre à quel point les réseaux sociaux exacerbent les insécurités adolescentes, en créant une pression constante pour paraître parfait et populaire.

Le personnage de Kayla illustre la dichotomie entre la vie en ligne et la réalité, soulignant les effets des réseaux sociaux sur la perception de soi et les relations sociales.

L’envers du décor des réseaux sociaux et des nouvelles technologies dans les séries

Black Mirror par Charlie Brooker (Depuis 2011)

Black Mirror explore les aspects dystopiques des technologies modernes. L’épisode "Nosedive" de la saison 3 est d’ailleurs un parfait exemple de la manière dont les réseaux sociaux peuvent dominer et dicter la vie quotidienne. Dans cet épisode, les individus sont constamment évalués par leurs interactions sociales, créant une société où l'apparence et les notes sont plus importantes que les relations humaines authentiques. C’est l’effet hormonal que peuvent avoir les “likes” et les commentaires sur notre cerveau qui se sent ainsi “validé” par le reste de la communauté.

Cela reflète la pression sociale immense et la dépendance à la validation en ligne, tout en critiquant la surveillance omniprésente et l'impact des réseaux sociaux sur la liberté individuelle.

À la fois déroutante et très représentative des effets perturbants des nouvelles technologies sur la société, la série britannique Black Mirror a vite été reconnue comme étant une série visionnaire.

You par Greg Berlanti et Sera Gamble (Depuis 2018)

Série thriller au scénario bien ficelé, You nous plonge dans l'obsession et le stalking à l'ère des réseaux sociaux. Joe Goldberg, le protagoniste, utilise habilement les réseaux sociaux pour recueillir des informations sur ses victimes, illustrant comment les données partagées en ligne peuvent être exploitées de manière malveillante.

La série met en lumière les dangers de l'exposition personnelle sur les plateformes sociales et la facilité avec laquelle des informations privées peuvent être obtenues et utilisées contre quelqu'un.

Ce type de scénario, même très romancé et aseptisé par un cocktail fleur bleue, souligne les risques de la perte de vie privée et les implications psychologiques de l'obsession alimentée par les réseaux sociaux.

13 Reasons Why par Brian Yorkey (2017-2020)

Inspirée du roman best-seller signé Jay Asher, la série 13 Reasons Why aborde les effets du cyberharcèlement et de l'intimidation.

Celle-ci raconte l'histoire de Hannah Baker, une lycéenne qui se suicide après une série d'événements traumatisants amplifiés par les réseaux sociaux. Les cassettes laissées par Hannah révèlent comment chaque personne impliquée a contribué à sa détresse.

La série souligne l'impact des actions en ligne sur la santé mentale et les relations, mettant en lumière les conséquences réelles et souvent tragiques du cyberharcèlement et de l'isolement social.

Déjà réel au début des années 2010, l’effet inquiétant du harcèlement sur le Web et les réseaux sociaux est plus que jamais d’actualité avec le pourcentage grandissant de suicides des jeunes à l’école.

Haters Back Off! par Colleen et Chris Ballinger (2016-2017)

La série Netflix Haters Back Off! est une satire de la culture des réseaux sociaux et de la quête de célébrité en ligne. Miranda Sings, un personnage fictif, devient une sensation YouTube malgré (ou à cause de) son manque de talent. La série explore la disparité entre la perception en ligne et la réalité, mettant en lumière la superficialité et l'illusion de la célébrité numérique.

À travers une seule et unique saison qui n’aura pas marqué l’histoire des séries sur la plateforme, Haters Back Off! aura eu le mérite de peindre un tableau critique des réseaux sociaux.

La série explore en effet la soif de reconnaissance et les extrémités auxquelles les gens sont prêts à aller pour attirer l'attention sur les réseaux sociaux.


Reflets de la société, les scénarios de films et de séries alimentent les connaissances, les doutes, mais aussi les nombreuses craintes de nos humanités quant aux réseaux sociaux et aux nouvelles technologies.

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